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Résultat de l’enquête violence psychologique au travail et santé mentale (menée sur une population salariée de Paca - 2004)

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Programme épidémiologique MCP (maladies à caractère professionnel)

Le programme épidémiologique MCP (maladies à caractère professionnel) mené en région PACA depuis 2006, a pour objet de faire remonter par les médecins tous les cas de salariés rencontrés au cours de cette période susceptibles d’être concernés par des maladies à caractères professionnels.

L’objectif est double : inciter les médecins du travail à réaliser ces signalements, et recueillir des données sur les problématiques de maladies professionnelles émergentes.

Synthèse des résultats des enquêtes MCP sur la souffrance psychique au travail :

La souffrance psychique concernait 233 salariés en 2006, et 463 en 2007, représentant respectivement 237 et 469 pathologies signalées, ce qui correspond à des prévalences de 1,2% en 2006, et de 1,4% en 2007 (n.s.)
Les prévalences augmentent avec l’âge.

Les femmes sont 2 fois plus atteintes que les hommes.

Les cadres et professions intellectuelles sont les catégories socio-économiques les plus touchées.  

Pour les deux sexes, et pour les deux années, le secteur d’activité le plus à risque était celui des activités financières, suivi par celui des industries.

A noter, que le secteur des activités financières était aussi le secteur le plus à risque dans les trois autres régions ayant conduit des Quinzaines dans la période considérée.

Chez les femmes, l’éducation/santé/action sociale (2006) et le commerce et l’administration (2007) étaient aussi des secteurs à risque.

Chez les hommes, s’y ajoutait le secteur de l’administration, en 2007.

Les violences psychologiques, étaient le principal facteur de risque signalé en association avec la souffrance psychique, dans les deux sexes et pour les deux années étudiées, avec le dysfonctionnement managérial et les problèmes de collectif de travail.

Autres facteurs d’exposition remarquables : l’organisation du temps de travail dans les deux sexes (32% en 2007), les facteurs organisationnels et relationnels chez les femmes (26% en 2006), et les horaires et la  durée du travail chez les hommes (19% en 2006).