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Du fait des hautes températures atteintes au point de fusion, les différents procédés de soudage et/ou coupage sont susceptibles d’émettre des fumées que l’opérateur et les personnes présentes dans l’environnement de travail peuvent inhaler.
Ces fumées, mélangées à l’air chaud, sont formées, en proportions variables suivant le procédé, de gaz et de poussières dangereuses pour la santé des salariés.
Les fumées de soudage ont une composition complexe, variable selon la nature des métaux (métal de base et métal d’apport) et des alliages soudés, le procédé de soudage les paramètres de soudage et les éventuels traitements de surface : présence de revêtement (peinture, …) ou de contaminants (graisses, huiles, solvant, …) sur le métal.
Les fumées de soudage comprennent deux fractions distinctes :
Depuis 1990, le CIRC (Centre international de Recherche contre le cancer) classe les fumées de soudage, quelque soit leur nature, comme agent cancérogène possible pour l’homme (catégorie 2B) et certains métaux ou leur composés sont classés cancérogènes (Cd, Cr, Co, Ni, Pb), mutagènes (Cd) ou Toxiques pour la reproduction (Cd, Pb) par l’Europe (classification européenne).
En France, c’est le respect de la VME de 5 mg/m3 pour la totalité des particules composant les fumées de soudage qui s’applique ; à noter que certains des constituants des fumées comme le chrome VI, l’oxyde de cadmium présentent également des VLEP qu’il convient de respecter.
La démarche de prévention consiste donc à demander le captage des fumées à la source, et dans la mesure du possible dans une cabine de soudage (si la taille de la pièce à souder n’excède pas celle de la cabine).
Chaque fois que cela est possible, la question de la substitution du procédé en place par un procédé moins dangereux est à recommander ; dans ce cas, c’est le procédé MIG qu’il convient de privilégier à tout autre procédé, car la torche aspirante peut être utilisée. Par torche aspirante, on désigne une torche conventionnelle dont l’extrémité est équipée d’une buse d’aspiration des fumées. La torche aspirante est très efficace puisqu’elle permet de capter environ 80 % des fumées de soudage émises, en mettant en œuvre des débits d’extraction minimes (200 m3/h par torche).

Dans les cas où l’activité ne permettrait pas le recours à la torche aspirante et/ou certaines soudures devraient être réalisées au moyen d’autres procédés, et en absence de cabine de soudage, il convient de favoriser :
Dans tous les cas, il convient de s’assurer de l’existence d’une ventilation générale (en complément de la ventilation localisée).
CNAMTS : Recommandation R443 CNAMTS : soudage à l’arc électrique et coupage

Le recyclage est à proscrire s’agissant des fumées de soudage, car il est pratiquement toujours mal maîtrisé et conduit à recycler une partie des agents CMR (particules ou gaz) dans l’atelier, ce qui va à l’encontre du premier principe de prévention en matière de risque chimique et CMR qui vise à abaisser le niveau des concentration en polluants à un niveau aussi bas que techniquement possible.
Attention les systèmes de recyclage ne sont pas toujours facilement détectables : la photo ci-dessous illustre un cas de recyclage à proscrire en atelier : le cas du bras aspirant à caisson mobile !!!

Cette approche multidisciplinaire visant à caractériser
l'exposition aux fumées de soudage
dans les ateliers du BTP montre en
premier lieu, par la métrologie
atmosphérique, plusieurs dépassements
des VLEP pour des métaux (ou leurs
sels) classés CMR, à savoir
le Pb et le Cd. Des dépassements
ponctuels des VLEP ont été également
constatés pour le Fe, le Co, le
Cr et le Zn. La biométrologie sanguine
et/ou urinaire a retrouvé une imprégnation
significative des soudeurs en métaux
(particulièrement en Pb, Ni, Cr,
Co).
Les tests de génotoxicité sur
lymphocytes ont mis en évidence
chez les soudeurs une altération
accrue du matériel génétique
comparativement aux témoins et une
augmentation du taux de lésions
primaires de l'ADN sur la semaine de travail.
L'exposition des soudeurs du BTP à des
substances CMR est donc réelle.
Quelle prévention technique et quel
suivi médical, pouvons-nous proposer
pour ce groupe professionnel ?
Sommaire :
Date de dernière mise à jour : 28.10.2009
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