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Les nanoparticules

« Ça ne se voit pas, mais bonjour les dégâts ! »

Nano particules, nanotechnologies, nano tubes…, ce sont des termes qui restent encore abstraits pour une majorité de personnes. C’est pour cela que nous vous présentons concrètement dans cette fiche le monde concret de ces technologies. En lisant la suite vous saurez rapidement si vous êtes concernés par ces applications.

Voir Travail encadré d’étudiant

Définitions

Le monde des nanomatériaux regroupe tous les corps (poussières, poudres…) dont la taille est inférieure à 100 nanomètres (nm), c’est l’échelle du milliardième de mètre (10-9m soit, 0, 000 000 001 mètre). Tous ces corps sont bien trop petits pour être visibles à l’œil nu lorsqu’ils sont isolés !

Il faut savoir que ce n’est pas une invention de l’homme, car on en trouve dans la nature. Elles sont principalement émises sous forme de poussières très fines lors de feu de forêt ou des éruptions volcaniques. Cependant, l’homme est aussi un fabricant de nanoparticules, au travers de la pollution automobile par exemple.

Nous distinguons deux domaines de nanotechnologies : les industries qui fabriquent (par synthèse ou autre procédé) ou manipulent directement les nano produits, et les industries qui utilisent des produits contenant des nano particules (voir paragraphe suivant)3. ARKEMA fabrique 10 T de nano tubes de carbone/an, et 100 000 T de particules de Silice sont fabriquées par Rodhia à l’usine de Collonges.

Suis-je concerné ?

La multitude d’applications qui sont concernées par ces matières invisibles à l’œil nu ne se compte plus : Il existe environ 1 400 types de nano particules commercialisées, et 700 produits différents en comportent : elles sont très répandues (fabrication de peintures, de ciments, vêtements, alimentation, cosmétiques, pansements, raquettes de tennis, vitrages et le tout dans les produits utilisés quotidiens que l’on trouve dans nos magasins…).
Deux modes d’expositions différents sont possibles :

  • Utilisation d’un produit qui peut former des nano particules (fumées de soudure ou de véhicule, scie ou bris de matériau qui forme des poussières très fines et invisibles à l’œil nu…).
  • Utilisation directe des nano particules pour fabriquer un autre produit (sables poudres…).

Lorsque l’on utilise des produits qui en contiennent (la plupart du temps sans le savoir), l’exposition ne peut survenir que si il y a rupture de l’objet qui les contient, et elle reste négligeable la plupart du temps.

Quels sont les risques ?

Les particules sont très petites, et donc invisibles individuellement à l’œil nu. Comme elles sont très fines, elles pénètrent quasiment partout. Elles passent de nombreuses barrières5.
Pour la santé de l’Homme, il faut principalement surveiller l’inhalation, l’ingestion et la diffusion par la peau (dans une moindre mesure). Ces particules circulent en profondeur dans l’organisme, elles ne sont pas arrêtées à cause de leur petite taille. Elles peuvent notamment provoquer des inflammations.
Comme les poussières de plus grosse taille, elles présentent un risque d’explosion quand on les manipule directement.

À retenir 

On peut être exposé sur son lieu de travail par tous les produits sous forme de fumées, poussières, poudres ou copeaux, et tous les matériaux qui peuvent être à l’origine de fumées, poussières, poudres et copeaux.

Toutefois, nous sommes tous exposés quotidiennement aux nano particules (pollution, virus ou bactéries microscopiques, utilisation de sprays, bougies, imprimantes, plaques électriques…)7.
Les nanotechnologies commencent à être employées largement pour des produits courants, et se préparent à un avenir encore plus prometteur (nouvelles applications industrielles, dépollution, médecine, électronique…).
Des programmes de recherche sont menés, afin de préciser leurs effets sur l’homme et l’environnement, et de trouver des nouveaux procédés ou des matériaux pour améliorer leur détection.
Ce domaine est encore 'pionnier' : pas de mesure de risque, ni de règlementation à ce jour mais qui aboutiront selon les résultats des recherches.

En conclusion, que faire ?

Leur petite taille empêche une mesure et une détection simple. Cela na ne facilite pas non plus les moyens de protection tels que les masques contre l’inhalation par exemple6.
Il convient tout d’abord d’assurer une bonne prévention en évitant de s’exposer directement (respirer, toucher…). Les installations d’encoffrement ou de manipulation à distance se révèlent être de bons systèmes dans ce cas, tout comme l’utilisation de filtres.
La bonne ventilation des locaux permet aussi de limiter les risques pour la santé, et d’explosion par la même occasion.

Au regard de la réglementation, il y a obligation pour l’employeur :

  • de mettre en œuvre les principes généraux de prévention : l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et morale des travailleur… ;
  • d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs et transcrire le résultat de cette évaluation dans le document unique ; 
  • de prendre les dispositions nécessaires pour assurer les secours ; 
  • d’assurer pour certains travaux, la présence d’un surveillant: désigné, qualifié, instruit sur les mesures à prendre en cas d'incident et d'accident et ayant à sa disposition les moyens nécessaires pour intervenir, donner l'alerte et apporter les premiers secours :

Rappel : les membres du  CHS-CT (ou lorsqu’il n’existe pas les délégués du personne), doivent :

  • être associés sur les actions de formations à la sécurité ;
  • avoir accès au document unique d’évaluation des risques.

Date de dernière mise à jour : 28.10.2009

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